La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme des Nations Unies, adoptée en 1948 par 48 pays membres, dont trois d’Afrique (Égypte, Éthiopie, et Libéria), établit un cadre permettant aux pays membres de garantir les libertés fondamentales à leurs citoyens. La déclaration affirme les droits de tous les peuples à « la liberté de pensée, de conscience et de religion « (Article 18), « la liberté d’opinion et d’expression » (Article 19), « la liberté de circulation » (Article 13), et « la liberté de réunion et d’association pacifique » (Article 20), entre autres (Nations Unies, 1948).

Plus récemment, la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de 1981, ratifiée par 53 des 54 pays africains (le Sud-Soudan étant la seule exception), englobe également les droits à « la liberté individuelle » (Article 6), « la liberté de conscience » (Article 8), « la liberté d’expression » (Article 9), « la liberté d’association » et « la liberté de réunion » (Articles 10 et 11), et « la liberté de circulation » (Article 12) (Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, 1981).


Et depuis leur adoption par tous les états membres de l’ONU en 2015, les Objectifs de Développement Durable (ODD) ont de nouveau appelé les gouvernements à « assurer l’accès du public à l’information et à protéger les libertés fondamentales, conformément aux législations nationales et aux accords internationaux » (ODD16.10) (Nations Unies, 2019).
L’un des résultats les plus tangibles de la vague de libéralisation politique qui a déferlé sur la majeure partie de l’Afrique dans les années 90 a été la jouissance d’une plus grande liberté individuelle (en particulier la liberté d’expression, de réunion, et de mouvement) ainsi que la liberté des médias surtout. Cette régression a pris de nombreuses formes, notamment la fermeture de la compétition politique, la manipulation des élections, les restrictions croissantes à la liberté de la presse, et les exigences restrictives en matière d’enregistrement et de financement de la société civile. Elle a également pris la forme de nouvelles restrictions aux libertés individuelles d’expression, de réunion, de mouvement, et de vie privée.


Le rapport 2019 de la Liberté dans le Monde de Freedom House, par exemple, fait état de reculs importants en Afrique au cours des 13 dernières années dans les domaines de la « liberté d’expression et de conviction », des « droits d’association et d’organisation », et de « l’autonomie personnelle et les droits individuels » (p. 7).

S’il note des ouvertures importantes en Angola, en Éthiopie, et en Gambie, il décrit la tendance générale observée en Afrique en 2018 comme l’une des « restrictions rampantes » (p. 12).

Ainsi, FREE TECH INSTITUTE fait appel aux nouvelles technologies d’informations et de la communications pour défendre l’unité du peuple et pouvoir sauver la partie manipulée sans soutien ni réveil.

Le bon sens que prend ce contexte est de savoir quelle est la valeur de la vie privée d’un Africain? Les internautes ont quelles privileges par rapport aux données sauvées et/ou perdues par unité de temps?

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